Titre : 玉米田之死 (la Mort dans le champs de maïs) (1983)

Auteure : 平路 (PING Lu) (1953~)

PING Lu (平路), nom de plume de LU Ping (路平), est née à Kaoshiung en 1953. Diplômée de psychologie de l’Université nationale de Taïwan et titulaire d’un master de l’Université de Iowa aux États-Unis, elle a exercé de nombreuses activités dont celles de rédactrice, éditorialiste et universitaire. De 2003 à 2010, le gouvernement taïwanais la nomma à la tête du bureau de représentation de Taïwan à Hong Kong, le Bureau Économique et Culturel de Taïpei à Hong Kong (台北經濟文化辦事處). Depuis 2016, Ping Lu est présidente de Radio Taiwan International (中央廣播電臺).

C’est alors qu’elle travaillait aux États-Unis comme statisticienne qu’elle publia sa première nouvelle la Mort dans un champ de maïs couronnée à sa sortie du Prix de la meilleure nouvelle décerné par le Grand Prix Littéraire de l’United Daily News (聯合報文學獎). Cette première oeuvre aborde un thème cher à l’auteure : celui du déracinement des communautés taïwanaises ou chinoises aux États-Unis.

Le narrateur, journaliste correspondant d’un média taïwanais à Washington, est un cinquantenaire désabusé qui se complaît dans la lecture des avis de décès. Son avenir lui paraît bien morne. Peu de perspectives professionnelles s’offrent à lui tout au moins tant qu’il sera en poste à l’étranger. Quant à sa vie sentimentale, elle est un échec. Sans enfant, plus rien ne le retient vraiment auprès d’une femme trop absorbée par ses affaires.

Une annonce mortuaire va retenir son attention et sera à l’origine de la prise de conscience de la nécessité de reprendre sa vie en main : un compatriote taïwanais également résident aux États-Unis disparu depuis un mois a été retrouvé mort dans un champ de maïs. La police a conclu au suicide. Le narrateur va partir en enquête, questionnant la femme du décédé, sa fille et d’autres personnes qui l’ont cotoyé. Il retracera ainsi le portrait d’un homme autrefois ardent patriote qui a perdu ses espoirs, ses illusions et surtout ses racines, un homme pour qui le champ de maïs, symbole de l’Amérique profonde, n’est pas parvenu à supplanter le champ de canne à sucre de son enfance. Le narrateur décide alors d’abandonner son travail à Washington, de se séparer de sa femme et de rentrer refaire sa vie au pays.

Ce roman a été traduit en anglais sous le titre de Death in a Cornfield.

 

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